Vous vivez dans un immeuble équipé d’un chauffage collectif ? Il est tout à fait légitime de se poser des questions sur le fonctionnement d’un tel système. En effet, le chauffage est bien souvent le poste de dépense fixe le plus élevé pour un ménage. Alors, c’est quoi concrètement un chauffage collectif ? Et comment ça marche ? On vous explique tout ça.

Qu’est-ce que le chauffage collectif ?

Le chauffage collectif est un dispositif employé en immeuble collectif ou en copropriété qui consiste à centraliser la gestion et la diffusion du chauffage. Autrement dit, un seul et unique générateur d’énergie alimente plusieurs logements. La chaleur est véhiculée via les radiateurs ou autres équipements présents (convecteurs, planchers chauffants, etc.) dans les différents logements.

Aujourd’hui, la plupart des chauffages collectifs présents en copropriétés fonctionnent au gaz ou au fioul. Pourtant, ils peuvent tout aussi bien fonctionner à l’électricité ou encore au bois. Chaque immeuble collectif doit autant répondre à une question d’investissement (coût d’installation, coût de la matière première, etc.) que d’appétence éco-responsable.

Les règles pour le chauffage collectif sont communes à tous les occupants et font partie intégrante de la copropriété. Le règlement de copropriété peut ainsi fixer les dates de mise en marche et d’arrêt. Adieu la flexibilité vis-à-vis des ressentis personnels face aux températures.

Comment fonctionne le chauffage collectif ?

Le chauffage collectif fonctionne grâce à des générateurs installés dans une chaufferie. Ces générateurs (majoritairement des chaudières) sont alimentés en combustible (gaz, fioul, bois, etc.) et chauffent le liquide caloporteur qui sera distribué dans le réseau afin d’alimenter les différents logements de l’immeuble collectif. La mise en œuvre d’un tel chauffage s’adapte aux spécificités de construction de chaque immeuble collectif.

Par exemple, pour chaque appartement d’un immeuble alimenté en boucle horizontale (boucle fermée par logement), les frais de chauffage sont individualisés grâce à l’installation de compteurs d’énergie thermique (CET). Cela nécessite la mise en place d’un compteur unique par logement. La majeure partie des constructions récentes sont concernées par ce type de chauffage. Toutefois, celui-ci n’est pas encore majoritaire par rapport à l’ensemble du marché.

En effet, dans la plupart des constructions réalisées avant 2000, le chauffage collectif est distribué verticalement (colonnes montantes). Des répartiteurs de frais de chauffage sont alors requis pour répondre à la réglementation. Ces répartiteurs de chauffage sont installés sur chaque radiateur de chaque logement. Ils permettent d’analyser de manière fiable et équitable la part de consommation de chaque occupant. Et cela vis-à-vis du total du chauffage collectif produit.

Mais quelque soit le type de chauffage collectif installé dans une copropriété, le sujet de la répartition des frais reste un enjeu prioritaire. En effet, il faut satisfaire différentes exigences des parties prenantes : économies et facilité de gestion pour le syndic, équité pour les occupants, etc. Il est ainsi primordial de bien réfléchir à son projet d’individualisation des charges et de se faire accompagner par un professionnel reconnu au besoin.

Vous souhaitez en savoir plus sur le chauffage collectif et l’individualisation des charges ?

Contactez nos experts ici

C’est gratuit et ça n’engage à rien !

Partager :