En copropriété, les consommations d’eau peuvent varier du simple au triple entre les occupants. Cette variation est inhérente à la constitution de chaque foyer mais aussi aux modes de vie et aux bonnes pratiques de chacun. Mais quand on sait que le coût de l’eau est en constante augmentation et que la facture d’eau représente en moyenne 25% des charges globales de copropriété, on comprend qu’il est primordial de s’intéresser de plus près à la répartition des charges et à son fonctionnement. En ce qui concerne la gestion de l’eau en immeuble collectif, les compteurs d’eau divisionnaire sont devenus la norme. En effet, ces compteurs permettent de répartir équitablement les charges en fonction de la consommation réelle de chaque occupant. Mais comment fonctionnent-ils ? Combien coûtent-ils ? Et pour quels avantages ?

 

À quoi sert un compteur d’eau divisionnaire ?

Le développement du compteur d’eau divisionnaire a répondu aux préoccupations des copropriétaires désirant mieux maitriser leurs charges. Pour valoriser les efforts des occupants ayant une réelle démarche économique, il faut être en capacité de connaitre la consommation réelle de chaque logement. C’est l’essence même du compteur d’eau divisionnaire. En l’absence de celui-ci, la consommation d’eau est répartie au prorata des millièmes de copropriété. Un système inéquitable ne rendant compte ni des modes de vie personnels (temps d’usage de la baignoire, prises de douches ou de bains, gestion ou non des fuites, etc.) ni de la composition de chaque foyer.

 

Comment fonctionne un compteur d’eau divisionnaire ?

Le compteur d’eau divisionnaire est un équipement de comptage qui permet de mesurer de manière exacte la consommation en eau d’une installation particulière. Ce compteur empêche toute répartition arbitraire car il est propre à chaque logement. Il est aussi appelé compteur défalqueur, sous-compteur ou encore compteur de répartition. Il est installé en aval du compteur principal collectif. Le compteur d’eau divisionnaire peut être plus ou moins précis mais quantifie toujours en unité de consommation mètre cube (m3). Il permet aussi bien de mesurer l’eau froide que l’eau chaude sanitaire consommée mais un unique compteur ne peut faire les deux. Le réseau et le prix de l’eau chaude et de l’eau froide étant différents, deux compteurs d’eau divisionnaires bien distincts sont nécessaires.

Une fois le relevé du compteur d’eau collectif effectué, la copropriété se base sur les compteurs d’eau divisionnaires pour répartir équitablement les charges en fonction de la consommation réelle de chaque foyer. Seule l’eau utilisée dans les parties communes de la copropriété reste répartie en fonction des millièmes.

Le saviez-vous ?

Le recours aux compteurs d’eau divisionnaires est obligatoire pour toutes les nouvelles copropriétés. Et cela depuis le 1er novembre 2007 et même depuis 1974 pour le comptage individuel de l’eau chaude sanitaire. Les copropriétés construites avant cette date doivent elles déterminer en assemblée générale si elles souhaitent mettre en place une telle installation.

Quels sont les différents compteurs d’eau divisionnaires existants ?

Il existe plusieurs types de compteurs d’eau divisionnaires. Quels qu’ils soient, ces compteurs doivent toujours impérativement répondre à la norme européenne MID (Directive sur les Instruments de Mesure). Les compteurs d’eau divisionnaires ont historiquement été associés à la mesure du volume d’eau froide consommé. Mais ils servent tout aussi bien à mesurer le volume d’eau chaude consommé lorsque le logement ne la produit individuellement pas à l’aide d’un chauffe-eau ou un autre système.

Avant l’application de la Directive MID 2004/22/CE, les compteurs d’eau divisionnaires étaient catégorisés par classe :

  • A ou B pour les compteurs d‘eau vitesse ou à jet unique ;
  • C pour les compteurs d’eau froide volumétriques ;
  • D pour les compteurs d’eau chaude sanitaire volumétriques.

Comment choisir un compteur d’eau divisionnaire ?

Les principaux types de compteurs d’eau divisionnaires ont chacun leur spécificité et avantages. Les compteurs vitesse (ou compteurs à turbine) peuvent être à jet simple ou à jets multiples. Ils fonctionnent comme les moulins à eau, avec une turbine qui fait tourner l’eau. Le nombre de rotations permet de mesurer la quantité d’eau qui passe dans les canalisations, donc la vitesse du débit. Les compteurs vitesse s’installent facilement car ils sont peu encombrants. Ils sont également très silencieux.

Les compteurs volumétriques eux disposent d’un débit de démarrage très bas, intéressante notamment pour la détection de fuite. Ils mesurent le volume d’eau qui passe dans les canalisations grâce à un système de cylindre qui bascule à un volume donné. Ils peuvent être disposé à l’horizontale ou à la verticale en conservant leur précision métrologique et sont très fiables. 

Enfin, les compteurs à ultrasons sont modernes et ultraprécis. Ils détectent les fuites de manière immédiate et optimale grâce à la technologie des ultrasons. Sans pièce mobile, les compteurs à ultrasons sont aussi à l’abri des impuretés de l’eau.

Le saviez-vous ?

Les compteurs d’eau divisionnaires sont aujourd’hui classés selon la précision de leur mesure que l’on peut retrouver annotée sur l’appareil. La notation est un chiffre précédé de la lettre R. L’échelle de précision démarre à R10 (le moins précis) et va jusqu’à R800 (précision la plus élevée).

Quels sont les compteurs d’eau divisionnaire proposés par GMS-TRYBATEC ?

En compteurs d’eau vitesse, vous avez le choix entre :

  • Le compteur d’eau vitesse NARVAL d’ITRON de fabrication européenne qui a été conçu spécialement pour la répartition des charges dans les bâtiments collectifs ;
  • Et le compteur d’eau vitesse NARVAL + qui quant à lui déclinable en eau froide et eau chaude et idéal pour les endroits les plus étroits.

En ce qui concerne les compteurs d’eau volumétrique, GMS-TRYBATEC vous propose l’installation de :

  • Compteurs d’eau volumétrique AQUADIS d’ITRON de fabrication française, un compteur d’eau communicant divisionnaire à chambre de mesure ;
  • Ou de compteurs d’eau volumétrique AQUADIS + fabriqué pour répondre aux exigences en termes d’encombrement et de silence de fonctionnement (déclinable en eau froide et eau chaude).

Et enfin, nous vous proposons aussi l’installation de compteurs d’eau ultrasons MULTICAL de KAMPSTRUP. C’est un compteur d’eau communicant divisionnaire dernière génération à ultrasons. Le modèle MULTICAL 21 est déclinable en eau chaude et en eau froide et est très résistant grâce à sa technologie ne comportant aucune pièce mobile.

GMS-TRYBATEC prend en compte l’ensemble de la configuration de votre immeuble avant d’entamer la pose de compteurs individuels. Nous étudions votre projet en amont et nous renseignons sur : l’existence ou non de plusieurs colonnes montantes par logement et le niveau d’accessibilité des parties communes.

 

Comment s’installe un compteur d’eau divisionnaire ?

Au sein d’une copropriété, chaque logement peut être équipé de plusieurs compteurs d’eau chaude et d’eau froide. Cela dépend de la configuration du réseau au sein de l’immeuble. Chaque copropriété ayant ses spécificités, il est primordial de se faire accompagner d’un professionnel pour tout projet.

Les compteurs d’eau divisionnaires sont installés soit en gaine palière, soit au sein des logements. Le compteur d’eau divisionnaire doit être facilement accessible. L’installation ne comporte pas de difficulté majeure mais doit être réalisé par un professionnel afin que l’ensemble vanne d’arrêt – compteur d’eau et éventuel clapet anti-retour   garantisse une parfaite étanchéité. La durée de vie d’un compteur d’eau divisionnaire est estimée à une dizaine d’années pour l’eau chaude et environ 15 ans pour l’eau froide (hors émetteur radio).

 

Quel est le prix d’un compteur d’eau divisionnaire ?

Le prix d’un compteur d’eau divisionnaire dépend évidemment du modèle sélectionné. Le prix étant indexé sur les qualités inhérentes à chaque type de compteur. Pour un compteur vitesse à relevé visuel, il faut compter entre 20 et 30€ à l’unité hors pose. Pour un compteur volumétrique à relevé visuel, l’ordre de grandeur se situe plutôt, hors pose, aux alentours de 100€. La location revient quant à elle à une vingtaine d’euros par an toujours selon le type de compteur, ainsi que le type de relevé (visuel, radio- ou télé relevé).

D’autres paramètres sont bien pris en compte dans le cadre du tarif d’une prestation de location, entretien et relève, parmi lesquels notamment la taille de la copropriété. L’effet de volume d’une copropriété de grande taille permettant de mutualiser les coûts. Dans tous les cas, les frais engendrés par les travaux sont, en règle générale, amortis dès la première année d’utilisation grâce aux économies réalisées.

Vous souhaitez nous parler de votre projet et réaliser des économies d’énergie ? Contactez-nous ! Que vous soyez propriétaire, locataire, syndic de copropriété, une réponse personnalisée vous attend chez GMS – TRYBATEC ! 

 

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